2009/2010 - Ma traversée du désert…

Dès juillet 2009, j’ai du fermer l’asso pour défaut de paiement à l’URSSAF. Nous vivions des pubs Paramount, que notre président nous a décroché grâce à des relations établies lors de sa gestion d’un magazine sur Nancy. Mais comme il n’en a pas trouvé d’autres, Paramount nous avait lâché au bout d’un an. On a péniblement fini l’année…

Les jeunes du monde entier étaient bien heureux, mais pas leur prof. Je ne comprenais pas pourquoi. Enfin, je sais qu’on s’était pris la tête sur la manière de faire le scénario. Je tenais absolument à en faire une adaptation libre pour permettre aux jeunes d’exprimer leur culture et leur histoire. Elle n’y croyait pas vu que les jeunes ne parlais pas encore le français. On en a discuté quelques semaines, et puis je lui ai posé l’ultimatum, je ne pouvais le faire ainsi car ça allait à l’encontre de la raison même d’exister de cette asso.

Et depuis ce jour, elle m’a plus dit bonjour. Pas un regard, sauf les tueurs. Et le jour du tournage, elle a carrément frappé un jeune. Alors que c’était franchement pas son genre. Et elle n’est pas venue à la projection.

Si ce n’était qu’une question de sous, on aurait pu continuer. Mais comme je ne comprenais pas pourquoi cette prof avait réagi aussi vivement, que le but de l’asso était totalement inverse, j’ai tout arrêter le temps de comprendre. Et il m’a fallu 5 ans !

Et puis j’ai perdu mon père, les liens pourtant si indestructibles avec ma famille ont disparus, et je me suis retrouvée à la rue. Bon deux semaines vraiment à la rue, puis 6 mois entre l’appart d’un ami et une chambre louée contre service.

En l’espace d’un an, tout mon rêve de ce que je voulais apporter à l’humanité s’est écroulé. Et je me suis collée au graphisme et au développement web. Mais je n’ai tout simplement jamais su abandonner ce rêve…

Si je vous raconte tout ça, c’est que c’est avec l’agonie de mon père que je me suis réellement lancée dans ma recherche empirique sur l’inconscient. Je devais trouver un moyen d’aider ma famille. Et dès que j’ai trouvé la première piste, en mai 2010, le film “Le Secret”, voyez ? j’ai voulu l’appliquer. Mais c’était trop tard. Ma mère ne voulait plus me voir. Et mon père est parti en août.

A l’époque, je me disais “ébé à quoi bon alors”… Les émotions étaient bien trop fortes. Mais aujourd’hui, 9 ans plus tard, je ne me souviens plus de la douleur, et je n’en garde que ce que cette période m’a appris :

  1. Les chevaux et les chiens communiquent par télépathie, sûr et certain, je l’ai expérimenté, et donc pourquoi pas nous tous, les vivants ?
  2. On a des aides invisibles qu’il suffit d’appeler à la rescousse. On peut les nommer comme on veut, de toute façon je ne les ai jamais vu qu’à l’oeuvre, dans tous les cas ça se passe dans nos inconscients, et notre inconscient collectif.
  3. Absolument tout ce qui nous arrive est géré par notre inconscient. Tout comme les battements de notre coeur, notre respiration, tous les plus petits muscles qu’il faut contracter pour faire le moindre mouvement, et que l’inconscient gère en sorte qu’ils soient normaux, c’est à dire optimaux, notre inconscient gère aussi notre bien-être, qui est la normalité. Et tout ce qu’on vit est une tentative parfois cruelle de nous ramener à ce bien-être.
  4. L’inconscient commence par nous envoyer des intuitions. Si on ne les écoute pas, il nous fait des rêves pour comprendre. Si on ne veut toujours pas, comprendre, il nous engueule à travers les autres. Et si on ne comprend toujours pas, il nous prend par les pied et nous traîne là où nous devons être, qui à nous faire rebondir la caboche sur les pierres du chemin. Ca peut être ce que j’ai vécu, une maladie, quelque chose de grave. Et on le vit vraiment super mal. Mais au bout du compte, on se retrouve toujours quelque part où on vit un peu mieux qu’avant.
  5. Le doute est permis sur tout ce que j’avance. Y compris mes propres doutes. Ca n’empêche rien.