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Les étoiles brillent plus près qu'on ne croit, une pensée de Thomas
Écrit par Thomas Mansuy   

Il est des films qui vous font voyager, qui vous font voyager très loin. A travers un pays, un océan, un continent, tout un monde, et parfois bien plus. Dans le Star Trek de J. J. Abrams, ce sont des galaxies entières que nous avalons à bord du bel Enterprise. Mais bien souvent (pour ne pas dire toujours) les distances sont bien relatives lorsqu’il s’agit d’Art, et le septième n’y déroge pas. Et si les pas se comptent ici en années-lumière, que les enjeux sont aussi ébouriffants que des engloutissements de planètes entières, le voyage n’est au final pas plus long qu’un aller-retour Cœur/Cerveau, avec escale dans les Yeux, là où brillent vraiment nos petites étoiles perso’.

 
Un si cher ennemi une pensée de La MuZ
Écrit par La Muz   

C’était le printemps.

Un printemps fleuri et tiède... plein de promesses.

Une femme assise en bord de seine.

Son cœur est triste et froid : elle voudrait en finir. En finir avec cette non-vie, où rien d’autre n’existe  que cette douleur sourde et cette peur vive qui ne la quittent pas.

 
Le monde change. La vie est vraiment Magique !, une pensée de Marina
Écrit par Marina Dejanovic   

 Le monde change. C’est tout. Et c’est bien Magique !, n’en déplaise aux grincheux.

Combien d’entre vous, adultes, sont restés aveugles et intacts devant Magique !, combien resteront grimaçants tout au long de cette lecture ? Peu, j’espère, mais j’ai ouïe des critiques en médire, comme si rien de nouveau ne résidait dans ce film, alors je m’interroge...

 

 
L'imaginaire des pierres, une pensée de Lorris Murail

De cette scène VI d’Horace (Pierre Corneille) me reste le souvenir d’une heure très longue, tout entière consacrée à commenter la fameuse réplique (qu’il mourût ou qu’un prompt désespoir alors le secourût). Alors, en 5ème, au lycée Charlemagne, on connaissait son imparfait du subjonctif. Des années plus tard, passant le bac, sur je ne sais quel document, j’ai découvert ce que mon professeur de français de 5ème avait noté à mon sujet : enfant puéril. La moindre des choses, on en conviendra. De l’enseignement de cet homme-là, je ne conserve aujourd’hui qu’une contrepèterie : la danseuse au long cou glissait sur la piscine (je vous laisse chercher). Encore merci.


 
L’Homme Tout Neuf et la Liesse du Peuple
Écrit par Marina Dejanovic   

Sheperd FaireyLe lendemain des élections 2009 aux États-Unis d’Amérique, à un océan de là, rue de Charonne, devant l’épicier ouvert non-stop, un homme ici et pourtant d’ailleurs, chantonnait et dansottait au rythme d’une prière chamanique : "Obama, Oh, Bama, Bama, Obama…" Derrière lui, un grand jeune homme les boucles au vent souriait grand. A ses côtés, un vieil homme le regardait comme s’il voyait les siècles défiler en avant. Il souriait aussi. Et devant lui, moi qui ne le connais pas, qui n’ai pas su résister à l’appel des petites et grandes joies, et qui donc ai esquissé quelques pas rythmés par sa prière. 

 
L'Insoumission d'un Mesrine, une pensée de Marina
Écrit par Marina Dejanovic   

Au sein même de l’équipe du film, les avis sont partagés. Il y a ceux qui considèrent, conçoivent, voire comprennent l’insoumission de Mesrine, et ceux qui, décidemment, considèrent, conçoivent, comprennent la nécessaire soumission des individus aux règles d’une société.

Toute la richesse du regard de Richet sur Mesrine est là, dans cette nuance encore insaisissable pour la plupart. Il a su la transcrire, dans toute sa complexité, indubitablement nuancée encore par ce long travail d’équipe aux avis partagés. Alors en public, ça discute, ça s’enflamme, et ça se précise, petit à petit.

 
Les Gardiens et les Passeurs, une lecture pensée de Marina
Écrit par Marina Dejanovic   
Un tout petit livre. Quatorze pages. Denses, néanmoins. Un message. Que nous avons reçu 7/5. Avec Comme un roman du même auteur, également à propos de la transmission du plaisir de lire, ce texte est l’origine, la source directe de l’Association des Artistes Passeurs.
 
Il n’est pas certain que vous le trouviez. Il a été distribué gratuitement par les libraires. Je me plais à imaginer qu’un certain nombre de ces éditions vadrouillent de mains en mains, de bouches à oreilles, que le message se transmet et se transmettra. Qu’il est émis, qu’il est reçu. Qu’on se l’approprie. Qu’au hasard des rencontres, il se fond dans les univers littéraires des lecteurs, des auteurs, des éditeurs, des libraires…
 
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