 Bonjour, bonsoir ! Je suis le premier artiste passeur. Je peux vous raconter les meilleures anecdotes. Appelez-moi Perlipopette. Installez-vous confortablement. La lecture n'en sera que plus plaisante.Chacun sa pose préférée. Peu importe si elle ne vous paraît pas polie en publique. Relâchez-vous. On est parti. Tout a commencé avec la création des aide-éducateurs. J'en étais. J'ai fait mes cinq ans, confuse de ne pas pouvoir en faire un métier à vie. J'étais en charge d'une bibliothèque et d'une salle informatique en élémentaire. Les premiers films d'enfants ont été réalisés alors, grâce à une idée du directeur de l'école. Nous avons tourné une scène du Dictateur de Chaplin durant les heures de cantine et d'étude, puis l'année d'après un gag de clown entièrement réalisé par les élèves de toutes les classes de l'école.Le directeur m'avait juste dit "Ta mission sera d'offrir le plaisir de lire". Et Pennac fut. Du bonheur des ogres au Chagrin d'école. En passant par le Sens de la Houppelande, et les Kamo. Des mots, comme des guides dans mon coeur. Tellement... libérateurs ! Une reconnaissance infinie me lie à l'auteur. Le genre slave, comme reconnaissance. Dans neuf vies mes bénédictions le poursuivront encore. En l'honneur de cette relation très particulière de lecteur à un auteur, et à la suite des nombreux enseignements qui m'ont été transmis grâce à ces livres, et quelques autres, est née l'association des Artistes Passeurs, comme on matérialise un idéal. J'ai avant cela fait un passage à l'IUFM, un an d'enseignement, puis un an de formation, avant d'être refusée dans la pratique, comme au mémoire. Toujours est-il que j'ai passé quelque temps à lire, apprendre, chercher des histoires de vies, des problèmes et des solutions pédagogiques, payée pour ce faire. J'ai eu la responsabilité de plusieurs classes dites "difficiles". Mes recherches sont donc principalement liées aux pédagogies nouvelles, et toutes les propositions éducatives issues des siècles du progrès exponentiel. Ayant manqué d'imaginaire petite, dans un pays lointain plus par l'idéologie et la relation à l'autre que par la distance physique, je me suis beaucoup intéressée à la créativité non en temps qu'art mais en temps que capacité humaine. L'un dans l'autre se goupillaient bien. Donnez le droit, le pouvoir créateur à n'importe qui, et apportez lui un outil à chaque problème rencontré. Très vite, il cherche l'outil lui même, et devient plus spécialisé que vous sur la question. Saupoudrez de compliments, l'énergie de l'enthousiasme fera le reste. Eh oui... Eh oui, tout problème est un problème d'anamour. Et toute solution est une solution d'amour. Un mot sur lequel il va falloir s'entendre. Il est si tabou, en particulier dans l'éducation, qu'il faut d'abord un Pennac pour en parler, et un prix pour valider. Mais on y vient. Le débat ne m'intéresse pas. Amour ou pas. Education à l'amour ou pas. On y vient. Ce qui m'intéresse c'est comment on fait pour s'aimer tous ensemble ? Bien sûr. Vous en débattrez, car vous aimez Voltaire. Et vous diagnostiquerez bien vite en moi un idéalisme sévère. Seulement ce qui a été possible au sein de tout un pays, lointain par l'idéologie, ce qui a été possible entre 100 personnes au sein de l'association des Artistes Passeurs, est possible entre tous. Ensemble. Quand bien même ce soit idéaliste. J'ai les clé de la fraternité. Et je connais la porte. Et moi qui vient d'ailleurs, je sais que je suis ici pour vous le rappeler. C'est écrit sur toutes vos écoles. En toutes lettres. Malgré des siècles de réalisme. Et depuis des siècles, vous n'y croyez pas, juste parce que c'est un idéal ? Liberté. Égalité. Fraternité. Qui s'en occupe ? Moi je vous le dis. Et je commence par ça. L'idéal n'est pas un mensonge. C'est une promesse, au fond de notre coeur. Un chemin sûr, et plus long qu'une vie. Et le clou c'est qu'une fois que vous y tendez, la liberté, l'égalité et la fraternité deviennent des phénomènes aussi naturels que la gravité terrestre. Ainsi, petit à petit, à la suite d'un chemin que j'ai pris l'année de mes 21 ans, j'en viens à créer aujourd'hui que j'en ai 33 une école d'orientation, comme une oasis sociale, un abri où l'âme peut sans trop infliger de douleurs réaliser tous les changements comportementaux que nous traversons durant notre vie, et l'esprit apprendre à se servir des nouveaux outils dont il aura besoin ensuite, un lieu où l'on puisse faire la somme de ce que l'on a été, de ce que l'humanité a été, de ce que l'on est et de ce que l'on peut aujourd'hui, afin de tendre vers un lendemain de notre choix, afin de choisir ce que l'on sera et fera. Comme je disais, j'ai du boulot ! Après tout, ça fait pas bien longtemps qu'on a gagné les droits de vacances, et de vote pour tous. Quant à vous, pour le moment, restez juste curieux :o)
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